Composition de la ruche

La reine
La reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé identique à celui d’une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale (cellule royale) plus vaste et ronde — et non hexagonale comme celle des ouvrières.Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement à la gelée royale, et c’est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont produites exclusivement au printemps, soit pour remplacer une reine vieillissante ou malade, soit pour un essaimage (qui n’a lieu que si la colonie est prospère et la météo favorable).
Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement, où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés (leur rôle est terminé). La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie (de quatre à cinq ans).
Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils, lui permettant, de par sa taille, de pondre plus facilement dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochets et ne reste ainsi pas accroché dans la peau d’un animal lors d’une piqûre (évitant à la reine de mourir).
Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche : entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.
Les ouvrières
Ce sont les individus les plus nombreux de la colonie (plus de 40 000 en général) et ce sont des femelles stériles dont le fonctionnement ovarien est bloqué.Une ouvrière d’hiver vit quelques mois et une ouvrière d’été quelques semaines seulement. Les ouvrières fournissent la nourriture pour toute la colonie.
Les faux-bourdons
Les mâles, appelés aussi faux-bourdons ou encore abeillauds, sont plus volumineux que les femelles et ils sont produits du printemps au début de l’été. Ils ne participent pas à la récolte du nectar ou du pollen, ayant une langue trop courte pour butiner les fleurs. Ils n’ont pas de dards, donc ils sont sans défense. Ils ne sécrètent pas de cire d’abeille, de venin ou de gelée royale. Pour certaines espèces, on en compte environ 2 500 par colonie, ils proviennent du développement d’ovules non fécondés : ils sont donc haploïdes et n’ont pas de père. Ils ne sortent habituellement que pour la période de reproduction.
Leur rôle se limite strictement à la fécondation des jeunes reines (vol nuptial). Ceux qui ont la « chance » de s’accoupler à une reine meurent peu de temps après. Quant aux autres faux-bourdons, les ouvrières cessent à la fin de l’été de nourrir ces bouches inutiles et, de plus en plus affaiblis à mesure que l’automne approche, ils finissent par être impitoyablement rejetés de la ruche et par mourir, épuisés.
Les larves
L’œuf fécondé est pondu par la reine au fond d’une cellule. Il éclôt trois ou quatre jours après la ponte. La larve est d’abord nourrie avec de la gelée royale, liquide sécrété par les glandes nourricières des ouvrières, puis par un mélange de pollen et de miel. Dix jours après la ponte, la larve a fini sa croissance, la cellule est operculée avec de la cire. La larve s’enveloppe d’un cocon. Douze jours plus tard, une jeune abeille sort enfin de sa cellule, elle a sa taille et son aspect définitifs. Trois semaines environ se sont écoulées depuis la ponte.
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